S’appuyant sur la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, ils estiment que la présence de la Vierge au tabernacle ainsi que la devise « Ad Jesum per Mariam » ont un caractère explicitement religieux. En contradiction avec les dispositions de l’article 28 de la loi qui stipule qu’ « il est interdit d’élever ou d’apposer de signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte ». Le groupe condamne ce « retour de la religion dans notre République laïque » et demande la suppression du blason.
Philippe Boënnec, le député-maire de Pornic, affirme pour sa part qu’il n’est jamais entré dans ses intentions de faire du prosélytisme religieux. Il s’est contenté d’être fidèle à l’histoire de la commune, en reprenant les trois blasons et devises historiques du Clion, de Sainte-Marie et Pornic pour les regrouper en un seul. Ce qui est conforme à la jurisprudence qui autorise les symboles chrétiens sur les blasons ou logos, dans la mesure où ils ont une origine historique.
L’attachement de Jérôme Puybareau et de ses amis socialistes à la laïcité a surpris beaucoup de monde, dans la mesure où les membres de ce parti favorisent largement, dans les communes qu’ils dirigent, l’implantation de mosquées.
Très attachés à la laïcité lorsqu’il s’agit du Christianisme (on se souvient que Jean Marc Ayrault, le maire PS de Nantes, avait refusé l’été dernier l’accès du Tro-Breizh au château des Ducs), les socialistes le sont visiblement beaucoup moins lorsqu’il s’agit de favoriser l’Islam. Une conception de la laïcité à géométrie (très) variable, où la croix dérange, mais pas le croissant…